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Tags antisémites sur la façade de Sciences Po : l'auteur des tags n'a rien d'un islamiste...

« Mort à Israël », « École de kouffar », ou encore une croix de David barrée, le lundi 12 avril 2021, les étudiants et les enseignants de Science Po découvrent avec stupeur et dégout des tags à caractère antisémite sur la façade de l'école située dans le 7ème arrondissement de Paris.

La violence des mots provoquent l'émoi sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique. La ministre de l'enseignement supérieur réagit en rappelant que «la haine n’a pas sa place dans la République».

Pour le secrétaire Rassemblement National du 13ème arrondissement de Paris Degbegni Christian, c'est évidemment l'œuvre de la «racaille islamiste».

Jean Messiha s'amuse à remuer le couteau dans la plaie et parlant d'un retour de "boomerang" pour Science Po, qualifiée «d'antre de l'islamogauchisme et de l'indigénisme».

Pour Lydia Guirous, l'ex-LR sans actu, c'est l'Islam politique qui est en cause.


Aujourd'hui, l'on apprend dans Libération que l'auteur des tags a été jugé ce jeudi en son absence. L'auteur des faits, un certain Esteban R., se définissant «de tradition chrétienne mais pas pratiquant», nie toute haine envers la communauté juive. Il dit avoir voulu «troller un peu». La motivation du délit? un pari : «j'ai fait un pari avec un pote, pour faire un truc qui allait faire du bruit [...] C'est une connerie, une mauvaise blague...»


Il va de soit que Esteban R. a tenté de faire croire que les tags proviennent d'un musulman afin d'exacerber les tensions à la défiance envers la communauté musulmane.


Au moment ou vous lisez cet article sur CALAM, seul Libération a produit un article sur le sujet, alors que c'est l'ensemble de la presse qui l'avait fait en avril. Mais la vérité intéresse t-elle encore lorsqu'elle revêt ses habits les moins... sexy ?











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