• Zinedine Gaid

Pour en finir avec l’islamisme

En France, le « voile islamique » est perçu comme l’objet culturel qui serait, par essence, le signe univoque de l’intégrisme religieux musulman. Pour interdire un tel danger, il incombera de rappeler que le voile serait avant tout un outil de mise en frontière identitaire et de conquête symbolique au service de l’islamisme, d’une part ; d’autre part, qu’il déstabiliserait le socle laïco-républicain ; et enfin, que ce foulard asservirait et aliènerait les femmes. En somme : lutte contre l’islamisme et émancipation des femmes.


Le Sénat a adopté il y a quelques jours, un amendement au projet de loi contre le « séparatisme » [1] visant à interdire le port de signes religieux ostensibles par les mineurs dans l’espace public [2]. Une idée qui avait déjà été proposée en janvier dernier par Aurore Bergé députée LREM, expliquant sa démarche comme suit : « C’est insupportable de voir une fille de 5 ans porter un voile, et ce projet de loi nous permet de légiférer. Alors pourquoi n’irions pas au bout de nos convictions ? (...) Nous devrions tous être d’accord pour mettre fin à une pratique insupportable qui est une atteinte claire aux droits élémentaires des enfants (…) Notre objectif était simple : garantir que notre République protège tous ses enfants, et notamment ses filles, dont trop d’entre elles voient leur avenir entravé par un islamisme qui progresse dans notre pays. »




Lutte contre l’islamisme, protection et émancipation – que ce soit de la femme ou de l’enfant – donc, encore une fois. Ce qui m’étonnera toujours dans ce genre d’initiative, c’est le peu d’esprit de conséquence de ceux qui intentent de telles mesures. Le voile islamique incarnerait l’un des points cardinaux de l’islamisme, de l’aliénation et de la séparation, alors qu’en vérité, il n’en est qu’un appendice. Interdire le voile est une très bonne chose, mais cela ne saurait suffire pour lutter efficacement contre l’islamisme, loin s’en faut. Il suffit d’ouvrir un manuel d’Histoire-Géographie de collégien pour se rendre compte de l’ampleur de l’islamisation galopante et inconsciente des esprits comme des instances républicaines. Que peut-on y lire ? Que l’islam serait composé de cinq piliers « essentiels » et « inaliénables » : 1. La profession de foi (Shahada) affirmant qu’« Allah » est le seul et unique Dieu et que Mahomet serait son messager ; 2. L’obligation de la prière rituelle, cinq fois par jour en direction de La Mecque, avec nécessité de se rendre à la mosquée pour la prière communautaire du vendredi ; 3. L’aumône légale (zakat) qui est un impôt religieux ; 4. L’observance du jeune du mois de Ramadan ; 4. Et enfin, le pèlerinage à La Mecque, au moins une fois dans sa vie. Autant d’éléments qui dessinent les contours d’une série de prescriptions nécessaires – sous forme d’une Loi (Shari’a) à observer – pour être considéré comme « bon musulman », et ce faisant, créé inéluctablement une démarcation d’avec le reste des croyants qui n’observeraient pas à la lettre de tels commandements. Mais pis encore, ces commandements religieux, en plus d’intimer aux enfants – ainsi qu’aux adultes –, une certaine façon de voir, de sentir, de penser et d’agir, séparent de fait et par principe, les usagers de cette foi d’avec leurs camarades non-musulmans – ne fût-ce qu’en intention et en esprit. En effet, affirmer qu’il n’existerait qu’un seul et unique dieu ayant pour nom « Allah », signifie refuser l’existence d’autres divinités tout aussi légitimes – le Christ et la trinité, Yahvé, Bouddha, les dieux hindouistes, etc. – mais aussi et surtout, refuser qu’il puisse ne pas exister de dieu du tout dans le cas de l’athéisme ou de l’agnosticisme qui, très concrètement, reste majoritaire en terre hexagonale. Pis encore, affirmer qu’il n’existerait qu’un dieu, Allah, et que le prophète Mahomet serait son messager comme le décrète la shahada, implique d’énoncer tacitement que la seule entité qui mériterait dévotion et obéissance serait ce même dieu par l’intermédiaire de ce même prophète ; ce qui signifie, d’une façon ou d’une autre, court-circuiter la prévalence de l’amour et du respect que tout citoyen digne de ce nom devrait avoir à l’égard de la République et de la nation, de façon exclusive. Poursuivons encore : rappeler la nécessité de la prière rituelle cinq fois par jour, implique que les enfants soient dans l’obligation morale de l’accomplir ; il s’agit donc d’une contrainte psychique et parfois même – pour ne pas dire souvent – physique que les parents exercent à l’encontre de leurs fils et filles, les sommant de réaliser un tel culte sous peine de sanction spirituelle ou corporelle. La prière quotidienne constitue une véritable violence symbolique aliénante, traumatisant la plupart des enfants qui se voient victimes de mauvaise conscience en cas de non-accomplissement de cette pratique jugée à tort, par les islamistes, comme sacrée et obligatoire. D’ailleurs, un nombre considérable d’élèves sont régulièrement absents chaque vendredi sous prétexte que ce jour serait le « jour du Seigneur », préférant aller au « joumou’a » comme ils disent, plutôt qu’à l’école de la République.



Et que dire du mois de Ramadan, qui est une véritable épreuve pour la majorité des enfants : ne pas manger ni boire jusqu’au coucher du Soleil relève ni plus ni moins que de la torture, et je pèse mes mots. L’obligation du jeûne de Ramadan relève de façon claire d’une mise en péril de mineurs – au-delà du fait qu’elle constitue une mise en danger de la vie d’autrui tout court, dès lors où elle est suggérée ou contrainte par un tiers – ; combien de fois n’a-t-on pas vu certains élèves s’évanouir parce qu’exténués et sous-alimentés ? Et je ne parle même pas ici du fait que toutes ces pratiques, encore une fois, invitent de façon explicite ou implicite, à se distancier des non-musulmans, à se séparer d’eux peu ou prou, par une série de rituels et de croyances que le « musulman » seul devrait accomplir. Songeons simplement, par exemple, à cette interdiction de consommer de la viande de porc ou de boire de l’alcool ; que signifient en vérité ces « interdits » alimentaires, si ce n’est des stratégies politiques d’évitements et d’éloignements vis-à-vis de son « prochain » ?


Tous ces éléments (supposément) théologiques mentionnés ne participent-ils pas, eux-aussi, de la gigantomachie islamiste qui gangrène notre pays, et surtout, oppriment les authentiques français musulmans ? Assurément que si. Or, la vérité, c’est que l’ensemble de ces préceptes n’ont rien à voir avec l’islam, mais sont des inventions récentes – comme cette mode du halal et du voile – d’un islamisme qui n’en finit pas de vouloir détruire le modèle républicain et désassimiler les français de confession musulmane. L’immense majorité des musulmans de France ne se sentent guère en accointance avec ces pseudo-dogmes qui aliènent et asphyxient leur vie de citoyen. Il faut le dire tout net, et il en va de la responsabilité des imams et autres théologiens : les « cinq piliers de l’islam » n’ont rien à voir avec l’islam. Il s’agit de dogmes et de rituels antirépublicains qui ne sont pas souhaitables dans notre pays. Ces pratiques et croyances sont portées par une minorité faisant la loi dans certains territoires perdus de la République, qu’ils imposent bon gré mal gré à l’ensemble de leurs coreligionnaires. Non seulement ces croyances et pratiques sont imposées par la force, mais en plus, sont soutenues par une propagande religieuse faisant de tout déviant à la norme un futur condamné à l’enfer éternel. Raison pour laquelle j’invite nos élus et tout citoyen honnête et soucieux de l’avenir de notre nation, à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour interdire ces pratiques et croyances rétrogrades qui aliènent ceux qui les subissent ; promeuvent une vision de l’Homme aux antipodes de nos valeurs et principes hérités des Lumières ; mettent en danger les mineurs physiquement et psychiquement, les faisant entrer dans un univers mental pollué par la peur et la culpabilité ; qui de façon équivoque ou univoque, différencient, détachent et isolent le « musulman », du reste de la nation ; qui font primer l’amour et l’obéissance d’Allah, sur l’amour de la République et de la nation. Or, et j’insiste, il ne s’agit pas d’interdire ces pratiques uniquement dans l’espace public, mais également dans l’espace privé ! Pour quelles raisons ? Précisément parce que laisser pulluler ce genre de convictions et façons de faire dans l’enceinte privée, c’est laisser libre court à la formation de futures bombes à retardement qui, un jour, exploseront à coup sûr. Nous savons bien que l’islamisme est le champion de la dissimulation fourbe et sournoise – la fameuse taqqiya qu’ils pratiquent sans gêne ni honte – ; il faut donc tout mettre en œuvre pour arracher au plus vite les enfants de l’emprise de leurs parents en mettant en place des dispositifs législatifs permettant de sanctionner lourdement les parents pour maltraitance en cas de preuve évidente d’endoctrinement islamiste. Pour ce faire, il faut renforcer le contrôle parental par les services de protection de l’enfance conjointement aux services de sécurités et de lutte contre la radicalisation, lorsque les tuteurs légaux sont clairement identifiés comme islamistes. Ainsi, tous parents qui auraient de près ou de loin enseigné quelques doctrines islamistes – comme ces cinq piliers ou autres choses du même acabit – pourront être condamnés et se verront déchoir de la garde de leurs enfants. Comme l’affirmait à juste titre notre ministre de l’Intérieur : « Il n’y a rien à négocier avec ces gens-là »



[1] https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/l-interdiction-du-port-du-voile-par-les-mineures-dans-l-espace-public-votee

[2] Cet amendement a été présenté par les membres du groupe RDSE.

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