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Ali Rabeh menacé de mort : mais qu’en dit-on sur Twitter ?

Dernière mise à jour : févr. 22



« M. le maire, fais gaffe à ton cul et de temps en temps regarde par-dessus ton épaule. »

Voici l’une des nombreuses et récentes menaces qu’Ali Rabeh, maire de Trappes, a reçu. Selon une partie de la twittosphère, le maire de Trappes, en véhiculant un discours beaucoup plus nuancé à celui de Didier Lemaire sur le séparatisme à Trappes, tenterait de cacher la poussière sous le tapis. Pire encore, il agrandirait « la cible dans le dos » de l’enseignant en portant plainte contre lui pour diffamation, lorsque ce dernier déclare que le maire l’a qualifié de « raciste et d’islamophobe ».



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Autrement dit, pour que Ali Rabeh ne s’attire pas l’ire de l’Ordre du Temple sur Twitter, il aurait fallu qu’il abonde dans le sens du professeur, qu’il ne défende pas ses administré.es et qu’il subisse sans broncher les attaques personnelles de l’enseignant, mêmes fausses ou inexactes.



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A vrai dire, par sûr que cela aurait suffit afin qu’il ne subisse pas ce déferlement médiatique et ce tsunami de haine et de menace sur les réseaux sociaux. L’utilisation du # "remigration" ou la mention de sa religion - supposée - dans de nombreux tweets, ne laisse place à aucun doute quant à l’origine de la haine viscérale que certains lui portent.







Pour d’autres, le maire de Trappes est un islamiste qui pratique la « taqiya », un concept qui tend à rendre tous les musulmans acteurs ou complices du terrorisme, jusqu’à preuve du contraire.







Ces réactions sont attendues sur Twitter, tant la plateforme est un condensé de violence verbal où les tweets xénophobes et islamophobes pullulent. Intéressons-nous plutôt à ceux qui ont soutenu Ali Rabeh. Les données recueillies pour réaliser le diagramme plus en dessous sont celles des « tweets cités » sous le tweet suivant :



C'est dans ce tweet qu'Ali Rabeh fait état des menaces de mort à son encontre et où il en appelle au soutien du Président, du ministre de l'Intérieur et de la Présidente du conseil régional IDF. Il y a 379 "tweets cités" au moment où ces lignes sont écrites. Parmi ces tweets, n’ont été retenus uniquement que ceux émanant de responsables politiques.



Alors effectivement les données sont incomplètes, néanmoins, cela reste assez représentatif des tendances en fonction de l’appartenance politique. Certains s’étonneront du silence d’Emmanuel Macron, de Gérald Darmanin ou de Marlène Schiappa, tandis que d’autres, plus lucides sur la nature politique d’En Marche ne le seront pas. Refuser de condamner ces menaces de mort proférées à l’encontre d’Ali Rabeh est en soit un message politique. Emmanuel Macron le sait et entend bien poursuivre sa parade nuptiale aux électeurs de Marine le Pen jusqu’en 2022.


Abd.



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